Interview | 15 décembre 2025
Micro-forêts : des plantations pour une ville plus verte et des sols régénérés avec Ofi Invest Real Estate
Depuis 2023, dans le cadre de sa démarche ESG, Ofi Invest Real Estate mène, aux côtés de MACIF, un projet ambitieux de plantation de micro-forêts sur plusieurs sites de son patrimoine immobilier sous gestion, afin d’introduire la nature au cœur des zones urbaines. Objectif : rendre la ville moins minérale, régénérer les sols et favoriser la biodiversité.
Ces plantations sont réalisées avec Alvéoles en Ville et Urban Forests, selon la méthode Miyawaki, reconnue pour sa capacité à recréer des écosystèmes forestiers denses et durables.
Pourquoi avoir choisi de lancer un programme de micro-forêts en ville ?
Redouane Benzerroug, Directeur ESG chez Ofi Invest Real Estate SAS : « Chez Ofi Invest Real Estate, nous plaçons la biodiversité et la préservation du climat au cœur de nos priorités. La plantation de micro-forêts s’inscrit parfaitement dans notre engagement en faveur d’un avenir durable. Ces micro-forêts sont une réponse efficace aux défis urbains : elles recréent des écosystèmes naturels, favorisent la biodiversité, réduisent les ilots de chaleur et régénèrent les sols dégradés. C’est une manière concrète de reconnecter les habitants avec la nature ».
Roseline Desgroux, Co-fondatrice d’Alvéoles en Ville :
« Nous avons créé Alvéoles en Ville il y a cinq ans avec une ambition simple : faire respirer la ville grâce à une nature vivante. En déployant un maillage de micro-forêts, nous voulons rendre les espaces urbains moins minéraux et plus agréables à vivre.
Cette dynamique ne peut exister qu’avec despartenaires engagés. Ofi Invest Real Estate – et la Macif – ont été parmi les premiers à croire en cette vision et à l’intégrer dans leur projet d’entreprise. »
Vous utilisez une méthode spécifique, appelée Méthode Miyawaki, pour la plantation des micro-forêts. Pouvez-vous nous en dire plus ?
Roseline Desgroux – Alvéoles en Ville : « La méthode Miyawaki, éprouvée depuis 50 ans, permet de recréer de véritables écosystèmes forestiers sur de petites surfaces – idéal en ville. Elle repose sur trois piliers :
- Regénérer le sol grâce à une bonne préparation des sols au moment de la plantation pour ramener le plus possible la vie, indispensable à la croissance de la micro-forêt
- Retrouver la forêt originelle, en reconstituant la communauté végétale la plus proche de celle qui existait localement autrefois et planter une grande diversité d’espèces.
- Planter dense, avec 3 plants par m², puis laisser la nature reprendre la main, avec un entretien minimal pendant 3 à 4 ans.
Au bout de quelques années, la micro-forêt devient autonome, vigoureuse et extrêmement résiliente. »
Quels sont résultats concrets depuis le lancement de ces plantations ?
Redouane Benzerroug – Ofi Invest Real Estate SAS : « Depuis 2023, nous avons planté 18 060 arbres sur cinq sites gérés pour le compte de l’un de nos mandants : Illzach (68), Bessines à Niort (79), Nantes et Paris 19e. Notre objectif : plus de 20 000 arbres plantés d’ici 2030. Ces micro-forêts contribuent non seulement à régénérer les sols, créer des îlots de fraîcheur, attirer insectes et oiseaux, mais également à offrir aux collaborateurs un environnement plus agréable et sain.
A ce titre, nous menons un suivi de notre micro-forêt Niortaise plantée en 2023 afin de mesurer son impact sur la biodiversité. Les premiers résultats, après seulement un an, sont très encourageants : nous avons notamment identifié six plantes patrimoniales autour de la micro-forêt, dont la Fritillaire pintade, l’Euphorbe des marais et l’Oenanthe de Lachenal, ce qui est exceptionnel dans un parc urbain.
La faune y est aussi remarquable : cinquante espèces d’oiseaux ont été recensées, dont onze fréquentent directement la micro-forêt, douze espèces de chauves-souris ont été observées, la loutre d’Europe est présente le long du cours d’eau, et plusieurs reptiles occupent les zones plus sèches.
Du côté des insectes, vingt espèces de papillons de jour ont été identifiées, dont la Bacchante, rare et protégée, ainsi que cinq espèces de libellules et quatorze espèces d’orthoptères, dont cinq dans la micro-forêt. Enfin, nous avons même observé une belette, qui utilise cet espace pour chasser des rongeurs et nourrir ses petits.
Ces observations démontrent que ce type d’aménagement peut devenir un véritable réservoir de vie en milieu urbain. »